Le MAGAV lors de l'entrainement à l'armée - par Yoav le 11 Oct 2007
On a été à Jérusalem pour aider les MAGAV dans leur travail qui consiste à vérifier les papiers d’identité, les points de passage, et surveiller la frontière entre Jérusalem et Ramallah.
Le but de notre voyage était de les aider pendant cette période dite plus « chaude » qu’est le Ramadan où il y a toujours un risque plus élevé d’attentats.
L’autre but de ce voyage a été de se faire une idée, une expérience de ce travail.
Pour moi, ce fut très intéressant, je sais maintenant vérifier d’une manière simple les papiers d’identité et reconnaître les différentes couleurs des téoudot (les bleus sont israéliennes et les vertes palestiniennes).
Ma première garde a été à la frontière entre Jérusalem et Ramallah. C’était devant une espèce de terrain vague que personne ne peut franchir sous risque d’être arrêté et interrogé.
Je me rappelle qu’on a eu une urgence … moi et le MAGAV (on était deux) on a dû foncer en passant par la route parallèle puis en passant par un jardin pour ensuite sauter le mur et enfin se retrouver sur le terrain vague.
Soudain le MAGAV hurle en hébreu stop et joue avec son arme (ça fait un bruit très particulier que tout le monde reconnaît), là je vois plus loin une vieille femme arabe qui n’en menait pas large. On la ramène (sous bonne escorte) à notre bureau dans l’attente qu’une voiture de la police vienne la chercher.
Le deuxième et troisième jour a été plus calme, cette fois ci j’ai été dans un marsom (un barrage) on a comme d’habitude vérifier les papiers d’identité et se faire saluer par les Israéliens …
Voilà en gros tout ce que j’ai fait.
Mes impressions sont que je ne ferai jamais MAGAV parce que je n’aime pas faire de gardes pendant 10h et que ça ne me dit rien de devoir (quand la force est nécessaire bien sûr) taper sur des gens qui ne veulent pas se laisser vérifier ou qu’ils essayent de forcer le barrage, ou surveiller des gens qui veulent te voir mort et enterré (heureusement qu’on est armé et protégé d’un gilet pare-balles).
L’aspect positif, c’est que maintenant j’ai une expérience SUR LE TERRAIN des shmirots (les gardes).
Par Shlomi Rheims.











